Festival Al Haouz: Focus sur les rapports Maghreb-Afrique

Al Haouz- La 6ème édition du Festival Al Haouz, qui se tient du 22 au 27 juillet, propose cette année une programmation éclectique, riche et variée qui met en valeur les liens et les convergences entre le Grand Maghreb et le Continent africain, ont souligné, lundi, les organisateurs.

Initiée sous le thème « Le Maghreb, un patrimoine sans frontières », cette nouvelle édition, placée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, se veut une immersion dans ces deux espaces et leur histoire à la fois à travers une analyse des repères historiques et des expressions artistiques et culturelles contemporaines, ont-ils ajouté.

Lors d’une conférence de presse organisée à cette occasion, l’artiste-peintre Mohamed Mourabiti, président de l’Association Al Haouz pour l’éducation, la culture et le développement, initiatrice de cette manifestation, a indiqué que ce festival, qui souffle cette année sa 6ème bougie, a également pour objectifs de contribuer à la promotion et à la mise en relief du riche patrimoine dont regorge Al Haouz ainsi qu’au rayonnement de cette partie du territoire de la région de Marrakech-Safi, ajoutant que cet événement se veut aussi un cadre privilégié d’échanges et de rencontres pour découvrir ou revivre une expérience artistique et culturelle des plus mémorables.

M. Mourabiti a ainsi tenu à louer les énormes efforts consentis pour assurer la réussite de cette manifestation culturelle et artistique à forte valeur ajoutée dans la région malgré les contraintes d’ordre financier.

Il a, en outre, précisé que ce festival multidimensionnel propose cette année une programmation aussi riche que variée qui vise à faire découvrir la région d’Al Haouz non pas seulement en tant qu’espace touristique prisé par les visiteurs nationaux et étrangers mais également en tant qu’espace socioculturel, artistique et humain de premier plan.

Dans ce sens, il a plaidé pour la fédération des énergies et la coordination des efforts, notamment ceux des intellectuels et des artistes, en vue de soutenir ce genre de festivals au service de la population locale, affirmant que les membres de l’association oeuvrent inlassablement afin de consacrer la place du festival sur la scène culturelle et artistique à l’échelle de la région et contribuer ainsi au rayonnement de cette partie du territoire national, connue pour ses potentialités, ses atouts et ses richesses.

Et M. Mourabiti de soutenir que l’association ne ménagera aucun effort en vue de garantir la pérennité de ce festival qui, malgré son jeune âge, s’est imposé comme l’un des principaux événements culturels et artistiques au niveau de la région au grand bonheur de la population.

De leur côté, les autres intervenants, parmi lesquels figurent des membres de l’Association Al Haouz pour l’éducation, la culture et le développement, ont souligné l’importance de ce festival, dont la programmation de cette année va s’exporter dans treize douars et communes d’Al Haouz, dont Tahanaout, Ait Ourir, Amizmiz, Imlil, Douar Azrou, Talat N’Yacoub, Ouirgane, Asni, Moulay Brahim, Oukaimeden, Ourika et Aghouatem, en vue de toucher le plus grand nombre des habitants de la région.

Cette conférence de presse a été également l’occasion pour les organisateurs de présenter les grandes lignes et les moments forts du programme de cette 6ème édition, qui prévoit une série d’expositions, de conférences, de tables rondes, d’ateliers artistiques, de parcours de peintures murales et de projections cinématographiques.

Ainsi, l’artiste peintre Mustapha Amnaine dirige du 22 au 24 juillet, dans les rues de Tahanaout, un atelier de peinture murale alors que tout au long du festival, la Caravane « Basma Al Haouz » offrira une gamme d’ateliers artistiques et culturels pour créer un environnement éducatif et ludique au profit des enfants des douars de Talat N’Yacoub, Ouirgane, Asni, Moulay Brahim, Oukaimeden, Ourika et Aghouatem.

Par ailleurs, l’artiste Boubker Hihi animera du 24 au 27 juillet à l’Espace Associatif de Tahanaout, un atelier d’écriture de scénario tandis que l’artiste photographe Mohamed El Mourid expose du 22 au 27 courant au même Espace Associatif ses récentes œuvres artistiques.

Autre moment marquant de cette édition, il y a lieu de citer l’organisation d’une exposition collective intitulée « Interférences » qui réunit les œuvres et croise les imaginaires de Mohamed El Mourid (Maroc), Kenza Benjelloun (Maroc), Mohamed Mourabiti (Maroc), Mohamed Arejdal (Maroc), Ina Thiam (Sénégal), Malick Welli (Sénégal), Laïd Liazid (Algérie) et Ghania Zaazoua (Algérie).

Les organisateurs prévoient aussi une rencontre qui sera organisée le 24 juillet à Tahanaout sous le thème « Al Haouz, sport, nature et développement » en présence de Rachid El Morabity, le plus grand coureur à pied nature d’Afrique. Cette rencontre autour de l’expérience du projet Ultra Trail Atlas Toubkal (UTAT) va permettre également de mettre en valeur le sport comme vecteur de développement.

Par la même occasion, les associations Al Haouz pour la culture, l’éducation et le développement et « Sports Nature Développement » officialiseront leur collaboration pour la mise en œuvre d’un nouveau projet visant à promouvoir le patrimoine naturel d’Al Haouz, par la création de parcours balisés sportifs, thématiques et de découverte.

Le programme de cette 6ème édition comprend aussi un cycle de conférences et de tables rondes. Ainsi, une conférence sera organisée sous le thème « Histoire des relations culturelles entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne » de même que deux tables rondes sous le thème « Empreintes subsahariennes en Afrique du Nord », avec la participation d’une pléiade de chercheurs qui débattront de la présence de la culture subsaharienne dans les arts et la culture de l’Afrique du Nord.

Figurent aussi au programme de ce festival, des projections cinématographiques variées proposées par Mohamed Chouika, qui vont s’ouvrir avec « L’écharpe rouge » de Mohamed Lyounsi et mettront aussi à l’honneur le réalisateur franco-mauritanien, Abderrahmane Sissako, avec la projection des films « Bamako », « Timbuktu » et « En attendant le bonheur », outre un master-class suivi d’un débat avec ce réalisateur.