Amal Qadi, une formatrice territoriale au service des communautés africaines

Marrakech – Au milieu du salon organisé en marge du sommet Africités de Marrakech, les visiteurs ne peuvent rater le pavillon dédié au programme de formation territoriale regroupant des jeunes où Amal Qadi se prête avec sourire au jeu de questions-réponses pour assouvir les sollicitations et demandes des nombreux visiteurs.

Amal, titulaire d’une attestation de formatrice territoriale de la première promotion, fournit toutes les informations et explications nécessaires aux visiteurs, en particulier aux présidents et représentants des communautés territoriales, sur les activités et les domaines d’intervention du programme et les moyens d’atteindre les objectifs de développement durable des communautés territoriales africaines.

Pour cette native d’Oujda en 1987, la dimension comportementale est principalement ciblée dans les missions d’un formateur territorial, pour que chaque acteur puisse prendre des positions positives à même de développer un dialogue constructif, valorisé par la contribution de l’ensemble des acteurs en mettant l’accent sur l’approche genre, a-t-elle confié à la MAP.

De surcroît, le formateur établit et structure des partenariats, ouvre des espaces de dialogue pour les acteurs locaux au niveau des régions (élus, société civile, opérateurs économiques, autorités locales …), donne la priorité à la mobilisation de ressources dans une région donnée avec une méthodologie de proximité et oriente ces régions vers un sujet spécifique afin de résoudre un problème et promouvoir le développement durable dans le territoire ciblé, assure Amal.

Et d’expliquer qu’il veille à sensibiliser les bénéficiaires de la formation territoriale de la nature du problème présenté, à mettre en place des mécanismes pour modifier le statu quo, à adopter des comportements positifs et les meilleures règles de bonne gouvernance et d’efficacité, afin qu’il atteigne les objectifs préalablement fixés.

En cas de conflit entre certaines institutions ou organes spécifiques, a-t-elle assuré, le formateur est amené à faire preuve de neutralité, écouter toutes les parties, identifier les anomalies et, surtout, instaurer un dialogue structuré à même de résoudre le conflit existant.

Depuis l’ouverture du salon, Amal ne cède de vulgariser ce programme de formation territoriale en quête de nouveaux partenaires africains souhaitant ainsi bénéficier, dans le cadre de la troisième promotion, des formations en la matière.

Et de noter de l’Académie Africaine des Collectivités territoriales relevant de l’Organisation Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU) a organisé, jeudi en marge de ce forum de Marrakech, la cérémonie de remise des attestations de formation à la deuxième promotion de formateurs territoriaux africains.

Mettant l’accent sur le succès du programme de formation territoriale lors du sommet « Africités 2018 », Amal a annoncé que ce programme a permis le réseautage entre plusieurs responsables et représentants de collectivités territoriales africaines, aboutissant à la signature de mémorandums d’accord et ce, dans le cadre de la coopération Sud-Sud.

Et d’ajouter que cette édition est aussi une occasion pour promouvoir le programme « L’école du vivre-ensemble », qui a donné l’opportunité à des dizaines d’enfants de profiter d’ateliers sur divers sujets liés principalement à la citoyenneté et à la coexistence.

Dans ce contexte, une carte d’Afrique a été dessinée, portant des signatures et messages des élèves destinés aux décideurs du continent africain, exprimant leurs aspirations à vivre dans un environnement de sécurité et de stabilité où règnent les valeurs de liberté, de démocratie, de tolérance et de coexistence.

Bien qu’ayant décroché de nombreux diplômes notamment deux masters en sciences et gestion de l’environnement de la ville belge de Liège (2010-2012) et  en gestion touristique et du patrimoine à Oujda (2012-2014), elle ne compte pas s’en contenter mais compte encore poursuivre ses études pour élargir sa sphère de connaissances afin de mieux servir son continent.