Conférence intergouvernementale sur la migration: Présentation d’un Atlas sur la migration dans le Nord de l’Amérique centrale

Marrakech, 11/12/2018 (MAP) – Un rapport intitulé « Atlas de la migration dans le Nord de l’Amérique centrale », élaboré par la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC) en partenariat avec la FAO, a été présenté, mardi à Marrakech, à l’occasion de la Conférence intergouvernementale sur la migration (10-11 décembre).

Lors d’un point de presse, la secrétaire exécutive de la CEPALC, Mme Alicia Barcena, a précisé que ce rapport, qui regroupe et classifie les meilleures statistiques disponibles sur les modes de la migration dans les Etats de l’Amérique centrale (Honduras, Guatemala, Salvador), a pour objectif de venir en aide aux pays de la région en vue de la mise en place des politiques, des programmes et des mesures susceptibles de garantir des migrations sûres, ordonnées et régulières en Amérique Latine et dans les Caraïbes.

En dépit du fait que les pays de la région disposent de plusieurs instances chargées de la réalisation d’études et de la publication de statistiques sur la question migratoire, Mme Barcena a relevé l’existence de carences importantes en matière de fourniture de statistiques régulières et nouvelles sur ces Etats, soulignant que la question migratoire revêt aujourd’hui une importance cruciale, en raison des circonstances poussant à la migration des pays d’origine, et des difficultés rencontrées par les migrants des pays du Nord de l’Amérique Centrale dans les pays de transit, notamment le Mexique, et dans les pays de destination, en particulier les Etats-Unis.

La responsable onusienne a affirmé que le Pacte mondial sur les migrations, adopté à Marrakech, est d’une extrême importance pour l’Amérique centrale, qui figure parmi les régions souffrant de plusieurs dysfonctionnements sur les plans économique et social, d’où la nécessité d’une gouvernance mondiale pour le traitement des causes de la migration.

En vue de traiter ces facteurs, a-t-elle expliqué, il est primordial d’œuvrer à assurer le développement, la protection des droits de l’Homme, et des conditions de vie décentes dans l’ensemble des pays d’Amérique centrale, sur la base d’une stratégie globale et inclusive, permettant de relever les défis socio-économiques, environnementaux, sécuritaires et institutionnels au niveau de la région.

La Conférence intergouvernementale sur la migration connaît la participation d’au moins 150 Etats membres. Outre des responsables gouvernementaux, plus de 700 partenaires, y compris des représentants de la société civile et des secteurs publics ainsi que des migrants prennent part aux discussions sur les opportunités de partenariats innovants, les possibilités de coopération et les initiatives transversales avec les gouvernements.

Le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières a été salué comme « une réalisation importante » et un document complet visant à mieux gérer les migrations internationales, à relever leurs défis et à renforcer les droits des migrants tout en contribuant au développement durable.