L’INDH a largement contribué à la promotion du capital humain

Par : Samir LOTFY
Tahanaout (Al-Haouz) – L’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) depuis, son lancement le 18 mai 2005 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a largement contribué à la promotion du capital humain aussi bien au niveau national qu’à l’échelle de la province d’Al-Haouz, a souligné M. Abdelghani Moumad, Chef de la Division de l’Action Sociale (DAS) à la préfecture de ladite province.

« Grâce à sa philosophie et sa démarche, l’INDH permet d’atteindre des résultats positifs et palpables sur le terrain, en opérant un changement remarquable dans le quotidien des populations à travers les différentes régions du Royaume comme à Al-Haouz », a ajouté M. Moumad dans un entretien accordé à la MAP.

Après l’achèvement de ses deux premières tranches et le lancement de sa 3è phase le 18 septembre 2018 par le Souverain, l’INDH en tant que « chantier Royal », par excellence, s’est toujours basée sur une approche pragmatique visant à capitaliser sur les acquis et réalisations, tout en réorientant ses programmes en vue de la promotion du capital humain, avec un intérêt grandissant pour les générations montantes, notamment la petite enfance et la jeunesse, a-t-il poursuivi.

Dans la foulée, il a tenu à rappeler que cette 3è Phase se fixe un double objectif: consolider les acquis et bâtir l’avenir en s’attaquant aux freins au développement humain, précisant que cette nouvelle phase se décline en 4 programmes, à savoir « rattrapage des déficits en infrastructures et services sociaux de base », « accompagnement des personnes en situation de précarité », « amélioration du revenu et inclusion économique des jeunes » et « impulsion du capital humain des générations montantes ».

En d’autres termes, la troisième phase de l’INDH est porteuse de projets nouveaux, d’une stratégie nouvelle avec des horizons prometteurs. Sa devise étant : « investir dans le capital humain pour relever les défis de demain ».

Interrogé, par ailleurs, sur l’impact de l’Initiative au niveau provincial, M. Moumad a précisé que quelque 1600 projets, d’un coût global de 635 millions de DH ont été réalisés dans le cadre de l’initiative depuis son lancement, au niveau de cette partie du territoire national, relevant que la contribution financière de l’INDH s’élève à quelque 483 millions de DH, soit près de 70% du total.

« Ces projets revêtent une importance cruciale pour la population locale puisqu’ils s’étendant à des secteurs très stratégiques comme l’approvisionnement en eau potable », a-t-il expliqué, faisant observer que grâce à la fédération des efforts de l’ensemble des intervenants et des partenaires, le taux de couverture en eau potable au niveau provincial a atteint les 98%.

Dans la même lignée, il a indiqué que ces projets impulsés par l’INDH concernent aussi la femme en situation précaire, notamment avec la création d’un nombre important d’associations et de coopératives féminines, outre la construction et l’équipement à l’échelle provinciale de plusieurs centres dédiés au renforcement des capacités des femmes notamment, la femme et la fille rurales.

L’INDH au niveau provincial a veillé aussi à l’amélioration des conditions socio-économiques de la femme via la création d’activités génératrices de revenu (AGR), afin de parvenir à leur autonomisation financière, tout en plaçant la formation, l’alphabétisation et à l’amélioration de la santé de la femme et celle de leur progéniture, au coeur des priorités.

Dans ce sens, M. Moumad n’a pas manqué de mettre en avant l’importance accordée à l’accompagnement des personnes en situation précaire, dans le cadre également de la 3è phase de l’INDH (2019-2023), notant qu’une place de choix est réservée aux jeunes âgés entre 18 et 34 ans, leur insertion économique et leur incitation à l’entrepreneuriat, et à la promotion chez eux de cet esprit de l’initiative privée et de l’auto-emploi comme outil efficace de lutte contre le chômage.

Concernant la province d’Al-Haouz, dans le cadre du programme « amélioration du revenu et insertion financière des jeunes », il a été procédé à la sélection de deux Fondations pour la formation, l’accompagnement et le suivi pré et post-création de projets, au profit des jeunes de la province porteurs de projets ou d’idées de projets, a-t-il fait savoir.

« Compte tenu de la nature géographique de la province, à dominante montagneuse, avec un territoire très étendu, le Comité Provincial de Développement Humain (CPDH), présidé par le gouverneur de la province, M. Rachid Benchikhi, a veillé à répartir la province en deux zones: « la Zone A » englobant Tahanaout, Asni et Amezmiz et « la Zone B » qui comprend Ait Ourir et Touama afin de faciliter la tâche des deux Fondations sélectionnées pour un meilleur accompagnement des futurs jeunes entrepreneurs », a précisé M. Moumad.

Ainsi, en vertu de conventions de partenariat conclues respectivement avec ces deux fondations, la formation, le suivi et l’accompagnement des jeunes relevant de la Zone A ont été confiée à la Fondation Norsys, tandis que ceux relevant de la Zone B bénéficieront de l’expertise de la Fondation « Moubadara », a poursuivi le responsable.

Une insertion économique efficace des jeunes ne pourrait aboutir que dans le cadre d’une approche participative, basée sur l’implication de l’ensemble des acteurs concernés ainsi que des institutions spécialisées opérant dans ce domaine via la conclusion de conventions de partenariat, notamment avec les Conseils Régionaux d’Investissement (CRI) et l’Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences (ANAPEC), a-t-il estimé.

En chiffres, dans le cadre de la 3è Phase de l’INDH, il a été procédé au titre de l’année 2019 à la mobilisation de près de 35 millions de DH pour la réalisation de projets à Al-Haouz concernant plusieurs secteurs, notamment la réduction des disparités territoriales en milieu rural et l’eau potable ou encore l’enseignement via l’acquisition du transport scolaire, la contribution à la gestion de Dour Talib et Taliba (Maisons de l’Etudiant et de l’Etudiante) et leur mise à niveau, ou encore l’initiative « Un million de cartables », a-t-il précisé.

Concernant l’année 2020, le coût des projets réalisés s’élève à près de 50 millions de DH consacrés à Dour Talib et Taliba, l’amélioration et la préservation de la santé de la mère et de l’enfant (Dar Al Oumouma : Maison de la Maternité), l’appui aux personnes en situation précaire via la construction de trois centres dédiés aux femmes, l’acquisition d’équipements médicaux pour les centres d’hémodialyse…etc.

En outre, dans le sillage des engagements pris au niveau provincial pour tirer vers le bas le taux de précarité, l’INDH a apporté son appui aux différentes structures dédiées aux personnes en situation précaire (personnes âgées, enfants autistes, enfants de rue et ceux abandonnés, les personnes souffrant de handicap), et les centres d’hémodialyse, a-t-il expliqué.

Par ailleurs, dans le cadre de la 3è Phase de l’Initiative, une importance cruciale est accordée à l’enfance et plus précisément à la promotion de l’enseignement préscolaire, a rappelé M. Moumad, notant que le CPDH d’Al-Haouz ambitionne d’atteindre prochainement un taux important de couverture en unités dédiées à ce cycle d’enseignement.

Cet intérêt, a-t-il enchaîné, émane de la prise de conscience que l’enseignement préscolaire constitue une passerelle pour un passage plus fluide de l’enfant en bas âge vers d’autres niveaux scolaires, via l’acquisition de compétences et de connaissances indispensables à l’édification de sa personnalité, ce qui facilitera son accompagnement et son encadrement éducatif, a–t-il relevé.

Ainsi, au niveau de la province d’Al-Haouz, l’accent a été mis en 2019, sur la mise à niveau et l’équipement de 51 unités du préscolaire, pour une enveloppe budgétaire de près de 11 millions de DH, a-t-il ajouté.

Pour ce qui est de l’année 2020, il a été procédé à la construction de 51 unités dédiées à l’enseignement préscolaire, dont 43 unités de « Type 1 » (une salle de classe), et 8 autres unités de « Type 2 » composées chacune de deux salles de classe, soit au total 61 salles de classe, pour un coût global de 16 millions de DH, auxquels s’ajoutent les dépenses liées à la gestion de ces unités pour une durée de deux ans, outre les dépenses d’équipement, a conclu le Chef de la DAS d’Al-Haouz.