Africictés 2018: Les collectivités locales appelées à favoriser l’intégration des aspects culturels dans les approches du développement local durable

Marrakech, 22/11/2018 (MAP)-Les collectivités locales sont appelées à favoriser l’intégration des aspects culturels dans les approches du développement local durable, ont souligné, jeudi à Marrakech, des intervenants dans deux panels portant sur  « la culture, indispensable à la créativité, l’attractivité et la durabilité des villes » et le » Développement durables et les politiques culturelles ».

Dans toutes les régions de l’Afrique, il existe une richesse patrimoniale et culturelle extraordinaire. Les autorités locales doivent tirer profit de cet aspect en faisant des produits locaux (artisanat, textile…) un vecteur de développement, ont relevé les participants à ces rencontres organisées dans le cadre du 8ème sommet Africités (20-24 Novembre).

Les  collectivités locales doivent se doter des politiques culturelles qui constituent une composante essentielle pour l’avenir des villes africaines, ont-ils indiqué.

Ces produits locaux sont porteurs d’identité des territoires, d’où la nécessité de les valoriser et de les promouvoir à l’échelle internationale. L’Afrique n’est pas consciente des richesses qui peuvent être générées de ce secteur, ont-ils fait observer.

Les politiques culturelles sont un chantier de développement d’une importance capitale que ça soit au niveau national ou local. A cette occasion, les intervenants ont appelé les élus locaux à s’investir davantage dans ce domaine et à adopter des plans stratégiques pour revaloriser la culture locale.

En effet, cette diversité culturelle peut devenir une industrie culturelle et créative (une marque de mode, un groupe de musique…). Si une capacité de production existe bel et bien, l’absence de stratégies économiques et de politiques publiques favorables empêchent les pays de saisir des opportunités de développement dans un marché mondial en pleine expansion, ont-ils déploré.

De cela on comprend à quel point la culture peut contribuer à la réalisation du développement durable et à la création des postes d’emploi. Il s’agit aussi d’une arme puissance pour porter haut les couleurs de l’Afrique, ont-ils souligné.

Le Premier Congrès Panafricain sur la Culture, organisé par le Réseau Africain des Promoteurs et Entrepreneurs Culturels avec l’UNESCO en partenariat avec Cités Gouvernement Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) et d’autres institutions internationales, fin 2011 à Lomé (Togo), avait pour thème « La culture, levier du développement en Afrique ». Une des recommandations fortes issues de ce premier congrès, est que l’Afrique se dote d’une date symbolique pour célébrer sa culture.

Cette recommandation reprise lors de la Conférence Internationale consacrée à « l’Atelier International autour de la Culture dans la ville »  le 6 décembre 2012 à Dakar dans le cadre du 6ème Sommet  Africités  a proposé le 24 janvier pour la célébration de la Journée Mondiale de la Culture Africaine. En effet, c’est le 24 janvier 2006 que les Chefs d’Etat et de Gouvernements de l’Union Africaine, ont adopté à Khartoum la Charte de la Renaissance de la Culture Africaine.

Placé sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, le sommet Africités réunit 5.000 participants, dont des acteurs de la vie locale du continent et partenaires issus d’autres régions du monde, des ministres en charge des collectivités locales, du logement et du développement urbain et de la fonction publique, ainsi que les autorités et élus locaux, les responsables des administrations locales et centrales, des organisations de la société civile et des opérateurs économiques des secteurs public et privé.

Organisé sous le thème « La transition vers des villes et des territoires durables: le rôle des collectivités territoriales d’Afrique, Africités consacrera la place incontournable de l’Afrique dans la définition et la mise en œuvre des politiques et stratégies de développement, d’intégration et de coopération en Afrique et proposera de nouvelles perspectives pour une contribution plus importante des collectivités territoriales du continent.