Africités 2018: Le maire de Victoria aux Seychelles chante l’unité des villes africaines pour « inspirer le changement positif »

Par Omar ACHY

Marrakech, 22/11/2018 (MAP), C’est sur des rythmes créoles et des sonorités africaines où se croisent et s’entremêlent diverses influences et métissages colorées, que le maire de la capitale des Seychelles, également musicien professionnel, David André chante, en plusieurs langues, l’unité des villes africaines. Son crédo: « inspirer le changement positif » sur le continent.

En composant ce qui devient désormais l’hymne des Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLUA), dévoilé, pour la première fois, devant une assistance de quelque 5.000 acteurs de la vile locale du continent, réunit pour le 8ème sommet Africités à Marrakech, cet auteur et compositeur de 58 ans, désigné maire l’an passé, entend véhiculer un message à tous les Africains pour contribuer à ce changement qui « commence forcément au niveau local ».

« Souvent, l’image véhiculée de l’Afrique au reste du monde est négative. J’espère, que par la musique et l’art, on pourrait faire passer un message positif et éventuellement faire changer cette vision des choses mais aussi la réalité sur le terrain », a dit à la MAP, le maire de Victoria, capitale de cet archipel de 115 îles, situé dans l’ouest de l’océan Indien et rattaché au continent africain.

Celui qui siège également au sein du comité exécutif des CGLUA, comme vice-président pour l’Afrique de l’Est, a indiqué que l’idée de la composition de cet hymne qui coïncide avec le 20ème anniversaire de l’Association panafricaine, a été suggérée par le Secrétaire général des gouvernements locaux africains, Jean-Pierre Elong-Mbassi.

La chanson est un « hymne à la paix, au vivre ensemble, ainsi qu’au rôle et à la mission des collectivités locales », a ajouté l’artiste et homme politique qui est accompagné notamment d’une diva de la chanson de son pays, Jany de Letourdie.

Les paroles sont un mélange d’anglais, français, swahili et arabe, l’artiste aspirant que « tout le monde  puisse se retrouver dans cette chanson ».

Interrogé comment il concilie entre sa vie d’artiste et sa mission de maire, David Andre, arbore un large sourire et répond : »je suis un artiste dans l’âme qui cherche à apporter une contribution à ma ville et, plus largement, au continent », à travers l’association panafricaine des collectivités locales.

« Il faut que tout le monde ait un sens d’appartenance. Et si on veut faire en sorte que les choses avancent, il faut un engagement personnel », insiste l’artiste et homme politique comme pour lancer un appel à réhabiliter la politique et redonner goût à l’engagement au service de sa communauté.