Débats sur la recherche scientifique au service du développement durable

Marrakech – Un colloque placé sous le thème « la recherche scientifique et l’exploitation du patrimoine pour la réalisation du développement durable » a été organisé, jeudi à Marrakech, à l’initiative de l’Association Académie Toubkal pour les recherches et les études sociales.

Inscrite dans le cadre de la célébration du « Mois du Patrimoine » cette rencontre scientifique et académique a été organisée en partenariat avec la Direction Régionale de la Culture Marrakech-Safi et l’Observatoire ANTÉE, dans l’objectif de mettre en exergue l’importance de la recherche scientifique afin d’être en mesure d’accompagner la dynamique du développement social enclenchée dans la région.

Dans une déclaration à M24, la chaîne télévisée de l’information en continu de la MAP, le président de l’Association Académie Toubkal pour les recherches et les études sociales, et de l’Observatoire ANTÉE, M. Rachid Chehmi, a souligné l’importance de la formation relative à la création de projets portant sur la collecte et la conservation des anciens manuscrits, notamment dans la zone du Grand Atlas-ouest, faisant savoir que la finalité ultime étant de consolider la mémoire et l’histoire locales.

Et d’ajouter que ces manuscrits représentent un véritable trésor en termes d’informations concernant plusieurs domaines, notamment l’agriculture, la gestion de l’eau, et les conditions liées à l’héritage pour la femme amazighe.

Dans la même lignée, il a tenu à indiquer que c’est au cœur même de la commune de Mesfioua, qu’il avait commencé la première collecte des manuscrits auprès de la population de cette localité, dans le but de mieux les initier en matière de conservation du patrimoine et ce, par la biais de la création de musées privés.

Il a de même estimé que ce projet nécessite la mobilisation de l’ensemble des intervenants publics et privés afin d’être en mesure d’associer la population dans les zones rurales de la région Marrakech-Safi, pour la collecte de ces documents et leur numérisation, dans l’optique de pouvoir les mettre à la disposition des chercheurs, des étudiants, et des experts en sciences sociales.

La Conservatrice du Palais Badii, Mme Hasna Hadaoui, a fait savoir, quant à elle, que l’organisation de ce colloque est de nature à mettre en relief le patrimoine ancestral et séculaire et d’examiner les moyens à mettre en oeuvre en vue de l’orienter, d’une manière appropriée, vers la promotion du développement social et durable dans la région Marrakech-Safi.

Elle a dans ce sens estimé indispensable d’adhérer à ces projets, en vue de moderniser l’approche de la conservation du patrimoine par la voie scientifique, tout en boostant l’adhésion à ce projet, d’experts et de spécialistes en la matière.

A noter que ce colloque a offert l’opportunité à un parterre de conférenciers de déceler les points forts qui s’inscrivent dans une lignée de rapprochement entre le patrimoine et le public, à travers des actions sur le terrain et des projets innovants.

Les débats lors de ce conclave, placé sous le signe de l’innovation dans la gestion du patrimoine, ont porté sur moult thématiques, à savoir « le rôle de la mémoire locale dans le développement », « le rôle de la planification patrimoniale dans la dynamique touristique, la province de Tiznit comme modèle », « le patrimoine religieux et le développement, les Sept Saints de Marrakech comme modèle » et « le positionnement actuel du patrimoine d’Agdal et ses perspectives d’avenir ».

Au terme de ce colloque, il a été procédé à l’adoption d’une batterie de recommandations pour un développement durable exclusivement dédié à Marrakech, tenant compte des spécificités culturelles et sociales de la cette cité impériale et de toute la région.