Formation des jeunes aux techniques d’animation et d’encadrement

Essaouira – Des jeunes leaders de différentes villes bénéficient d’une session de formation aux techniques d’animation et d’encadrement de la jeunesse, lancée lundi à Dar Souiri dans la Cité des Alizés.

Fruit d’une coopération entre l’Association « Marocains Pluriels », l’ambassade de France à Rabat et l’Association des Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active (CEMEA), cette session (JIL-Jeunesses-Insertion-Leadership) de huit jours offre à ces jeunes, bénévoles et engagés sur le terrain, l’opportunité de développer une réelle compétence étayée en animation, médiation et insertion sociale.

Encadrée par des formateurs des CEMEA et de l’Association « Marocains Pluriels », elle permettra de doter ces acteurs, répartis en deux groupes (Nord) à Rabat et (Sud) à Essaouira, « des connaissances pour ces missions sociales et culturelles, dans les rangs de la jeunesse, dans les quartiers populaires, les associations, les maisons de jeunes…dont nous avons tant besoin », soulignent les organisateurs.

L’objectif est de former de futurs formateurs capables de transmettre les compétences acquises au sein de leurs structures associatives sur l’ensemble du territoire marocain, relève-t-on, notant que le ministère de la Jeunesse, avec qui l’Ambassade de France au Maroc entretient une coopération de longue date, prend part à cette formation en tant qu’observateur.

Cette formation « est en quelque sorte l’aboutissement d’un rêve », a indiqué le président de l’association « Marocains Pluriels », M. Ahmed Ghayat, dans une déclaration à la MAP, expliquant que cinq ans durant, l’Association « s’efforce de la mettre sur pied, mais la Covid-19 est passée par là ».

Aujourd’hui pour la 1ère fois, 50 jeunes – dotés d’un réel engagement de terrain – pourront bénéficier d’une formation certifiante « Jeunesse-Insertion-Leadership », délivrée par l’un des meilleurs organismes français de formation aux métiers de l’animation, à savoir les CEMEA, a-t-il dit.

« Grâce à un partenariat totalement novateur avec l’ambassade de France, qu’il faut vraiment saluer pour son sens d’innovation, ces jeunes pourront acquérir une réelle compétence en animation, médiation, insertion sociale… », a expliqué M. Ghayat.

« J’y crois beaucoup, c’est une première et si elle est concluante, alors nous pourrons l’envisager à une plus grande échelle. C’est d’ailleurs dans cette optique que le ministère de la Jeunesse prend part à cette formation en tant qu’observateur. Nous sommes heureux et fiers d’être en quelque sorte des pionniers… », a conclu l’acteur associatif.

A noter que les futurs formateurs ayant suivi le parcours recevront des attestations validant les compétences acquises et pourront également continuer leur formation en participant à une expérience d’encadrement de stage BAFA (Brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur) en France.