Hommage au spécialiste de la langue hébraïque, Moulay Mamoun El Mrini

Marrakech – Un vibrant hommage a été rendu, jeudi à Marrakech, à Moulay Mamoun El Mrini, chercheur-spécialiste de la langue hébraïque et de la religion judaïque dans le cadre du 1er congrès sur les langues du discours religieux à l’occasion de la publication de son ouvrage « Les illuminés » du linguiste Abulwaleed Marwan Ibn Jannah de Cordoue.

Lors de cet hommage, les témoignages se sont succédé pour mettre en relief l’engagement social et le parcours prolifique de cet intellectuel marocain d’exception, qui a enrichi la scène scientifique nationale d’œuvres portant sur la linguistique, la recherche sur les religions, le patrimoine et la civilisation.

Moulay Mamoun El Mrini, actuellement enseignant à l’Ecole des Sciences Islamiques de la Mosquée Hassan II à Casablanca, a enseigné la langue hébraïque et la religion judaïque dans les universités Mohammed V de Rabat, Hassan II de Casablanca, Al Qarawiyine de Fès et Cadi Ayyad de Marrakech.

Moulay Mamoun El Mrini, qui est aussi un chercheur concerné par le patrimoine culturel, civilisationnel et historique de la cité Ocre, a obtenu une licence en langue arabe de l’université Mohammed V de Rabat avant de peaufiner ses études en France où il décroche une licence en langue hébraïque de l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO-Paris 5) et un Diplôme des études supérieurs (DES) dans les langues et les civilisations orientales anciennes de la Sorbonne université.

Cette grande figure de la recherche au Maroc est titulaire d’un doctorat de troisième cycle, spécialité linguistique, obtenu de la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de Ain Chock (Casablanca), ainsi qu’un doctorat d’Etat obtenu de la même faculté, sur « Les illuminés » du linguiste Abulwaleed Marwan Ibn Jannah de Cordoue.

Moulay Mamoun El Mrini est également très actif dans le domaine associatif puisqu’il est membre fondateur de l’Association marocaine des études orientales, du Forum de Guéliz, et de l’Association marocaine des études lexicographiques.

Dans le domaine social, M. El Mrini est membre fondateur de l’association Ennakhil à Marrakech.

Depuis 2007, il encadre des sessions de formation dans le domaine du renforcement de la participation politique des femmes.

En tant que chercheur, M. Mrini a publié plusieurs ouvrages, articles et participations scientifiques au Maroc et à l’étranger, de même qu’il a contribué dans plusieurs ouvrages collectifs.

Organisé du 21 au 23 courant par le Centre « Ataa » pour la Recherche en Langues, le 1er congrès sur les langues du discours religieux a connu la participation d’un parterre de chercheurs et d’académiciens, le temps d’aborder et de débattre de la thématique des langues utilisées dans la communication à des fins religieuses, en se focalisant sur leurs propres caractéristiques existentielles, linguistiques et culturelles.

Cet événement a également pour objectif de faire face aux récits conflictuels et d’emprunter une voie unique pour s’en immuniser en privilégiant la vertu du dialogue.

Il vient aussi dévoiler des personnalités extraordinaires qui ont œuvré dans ce sens, notamment Imam Al-Ghazali et Ibn Maymoun, mettant en exergue l’expérience andalouse qui a tissé des liens entre les différentes religions.

Cette rencontre a offert l’opportunité également de mettre en relief le statut scientifique et civilisationnel de Marrakech et son histoire marquée par la succession de plusieurs civilisations, reflétant ainsi le rayonnement de l’identité et de la civilisation marocaines en tant qu’incubateur de la civilisation de la science et de la pensée, et carrefour incontournable des religions et de leurs langues.