Atelier interactif autour de la protection sociale de l’artiste

Marrakech – La protection sociale de l’artiste et les perspectives des industries créatives ont été au coeur des débats lors d’un atelier interactif organisé, mercredi à Marrakech, à l’initiative de la section provinciale de l’Union Marocaine des Métiers des Arts Dramatiques.

Rehaussé par la présence d’un aréopage d’artistes installés dans la cité ocre et ses environs, cet événement a offert l’opportunité pour échanger autour des nouveautés de la scène artistique de manière générale et du théâtre en particulier, notamment au prisme des répercussions lourdes engendrées par la pandémie du nouveau coronavirus, tout en focalisant sur les moult aspects liés à l’élaboration et à la mise en oeuvre d’un régime de protection sociale en faveur des artistes.

Dans ce sens, le dramaturge, metteur en scène et membre de bureau national de l’Union Marocaine des Métiers des Arts Dramatiques, M. Omar El Jadli, a fait savoir que l’accès à la protection sociale est devenu un droit constitutionnel après que Sa Majesté le Roi Mohammed VI a donné Ses Hautes Instructions en vue de la mise en place d’un régime de protection sociale pour l’ensemble des Marocains sans exception.

Après avoir rappelé que le métier d’artiste revêt une spécificité qui lui est intrinsèque et que de ce fait, ne pourra nullement être comparé à d’autres professions, tout en demeurant l’un des métiers les plus exposés aux dangers, il a relevé que les artistes ont interagi positivement et accueilli favorablement les Hautes Instructions Royales dans ce sens.

Dans la foulée, M. El Jadli a mis en avant l’engagement du ministère de tutelle qui s’est inscrit dans ce chantier et a entamé l’élaboration d’un régime de protection sociale qui tient compte de la spécificité du métier d’artiste.

Par la même occasion, il a souligné l’impératif de l’interaction avec ce projet, appelant les artistes et organisations professionnelles à formuler leurs points de vue de manière à l’enrichir par une série de propositions, à même de permettre, in fine, la reconsidération de tous ceux qui opèrent particulièrement dans les domaines de l’art dramatique, des arts plastiques ou encore de la musique.

M. El Jadli a, de même, relevé que la grande majorité des professionnels de l’art dramatique oeuvrent dans les domaines des arts vivants, à l’instar du théâtre ou encore des arts populaires, dont les recettes émanent carrément des spectacles instantanés et directs et non de ceux enregistrés.

Et de poursuivre que l’interaction des artistes à travers l’ensemble des régions du Royaume et leur mobilisation autour de ce projet sont de nature à permettre l’élaboration d’un document incluant les soucis et les préoccupations des artistes, avec un focus sur la situation de l’art au Maroc, tout en tenant compte des spécificités intrinsèques à chaque région, rappelant que l’art dramatique demeure l’une des branches non organisées et non structurées.

M. El Jadli a relevé que le choix de la Cité ocre pour l’organisation de cette rencontre émane du fait que Marrakech a été et demeure une destination de la Culture et le berceau de l’art du spectacle théâtral, outre le fait qu’elle dispose de plusieurs sites de tournage, servant de lieux de prédilection pour nombre de réalisateurs et de metteurs en scènes internationaux et marocains.

Dans la même lignée, il a fait savoir que la Cité ocre compte plus de 30 troupes théâtrales outre un groupe d’artistes jeunes et talentueux, notant que le spectacle et le théâtre à Marrakech jouissent d’un charme assez particulier et que le domaine culturel au niveau de cette ville connait une effervescence et une dynamique soutenue, en raison de la contribution et de la créativité de ces artistes y compris les jeunes qui présentent un travail remarquable à haute valeur ajoutée dans les différents genres de théâtre : le théâtre de l’enfant, le théâtre amateur ou encore celui professionnel.