Langues du discours religieux: Plaidoyer pour la recherche scientifique

Marrakech – Les participants au 1er congrès sur les langues du discours religieux, qui a clos ses travaux jeudi à Marrakech, ont plaidé en faveur de la promotion de la recherche scientifique sur les langues du discours religieux selon une approche holistique et intégrée.

Au cours de ce congrès, organisé par le Centre « Ataa » pour la Recherche en Langues et marqué par un vibrant hommage au Dr. Moulay Mamoun El Mrini à l’occasion de la publication de son ouvrage « Les illuminés » du linguiste Abulwaleed Marwan Ibn Jannah de Cordoue, les intervenants ont préconisé le renforcement des liens entre le Centre et les unités de recherche en sciences humaines dans les universités nationales et internationales, afin de capitaliser et renforcer les compétences spécialisées.

Ils ont également souligné la nécessité de proposer des projets de recherche sur les laboratoires universitaires en sciences humaines, et d’établir des partenariats intégrés avec les institutions sociales et économiques pour lier la recherche en sciences humaines aux besoins de développement, conformément à la vision établie par le Nouveau Modèle de Développement (NDM).

Organisée du 21 au 23 courant dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs stratégiques et scientifiques du Centre Ataa, cette rencontre a connu la participation d’un parterre de chercheurs et d’académiciens, le temps d’aborder et de débattre de la thématique des langues utilisées dans la communication à des fins religieuses, en se focalisant sur leurs propres caractéristiques existentielles, linguistiques et culturelles.

Cet événement a ainsi jeté la lumière sur les fondements du dialogue interreligieux en s’appuyant sur les langages d’un discours religieux global autour duquel convergent les religions, tout en engageant dans toute initiative positive visant la promotion de la coexistence et de la tolérance, ainsi que la réalisation du changement dans son sens profond et global.

Le congrès, qui avait également pour objectif de faire face aux récits conflictuels et d’emprunter une voie unique pour s’en immuniser en privilégiant la vertu du dialogue, a dévoilé des personnalités extraordinaires qui ont œuvré dans ce sens, notamment Imam Al-Ghazali et Ibn Maymoun, mettant en exergue l’expérience andalouse qui a tissé des liens entre les différentes religions.

Cette rencontre a, par ailleurs, offert l’opportunité de mettre en relief le statut scientifique et civilisationnel de Marrakech et son histoire marquée par la succession de plusieurs civilisations, reflétant ainsi le rayonnement de l’identité et de la civilisation marocaines en tant qu’incubateur de la civilisation de la science et de la pensée, et carrefour incontournable des religions et de leurs langues.