Quand l’INDH donne corps à l’entrepreneuriat féminin

Par : Samir LOTFY
Chichaoua – L’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) dont, le lancement officiel a été donné par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en 2005, ne cesse d’accorder un intérêt tout particulier à la promotion de la condition des jeunes, tout en réservant une place de choix à la femme comme c’est le cas au niveau de la province de Chichaoua où, l’entrepreneuriat peut désormais se conjuguer au féminin.

Ce chantier de grande envergure, grâce à son pragmatisme, sa philosophie, et à son approche novatrice basée sur une parfaite maitrise des données intrinsèques à chaque territoire, aux attentes des citoyens et aux besoins du marché de l’emploi, ne cesse de miser sur le capital humain, en le plaçant au coeur des stratégies de développement, avec comme priorité l’émancipation socio-économique de la femme et son inclusion effective dans le tissu économique national.

Et ce ne sont pas les exemples qui manquent dans ce sens au niveau de la province de Chichaoua où, l’intérêt pour l’amélioration des conditions socio-économiques des jeunes notamment, de la femme prend toute sa forme et sa consistance, comme en témoigne l’émergence grâce à l’appui financier de l’INDH et à l’accompagnement de la Fondation de Recherche, de Développement et d’Innovation en Sciences et Ingénierie (FRSDISI), de moult projets montés et gérés par de jeunes femmes entrepreneures ambitieuses et déterminées à vivre l’aventure entrepreneuriale et à contribuer aux efforts de développement menés localement.

L’un des exemples les plus éloquents de cet entrepreneuriat au féminin est la Société « Leather Rug M.E », une unité spécialisée en Artisanat et qui a vu le jour en 2020, grâce au financement de l’INDH et à l’accompagnement et au suivi de la FRSDISI et dont, la créatrice n’est autre que la jeune Meriem El Kacimi.

Dans une déclaration à M24, la chaine télévisée de l’information en continu de la MAP, Mme El Kacimi a fait savoir que son unité est spécialisée dans la fabrication de tapis locaux dits « Boucharouit » très connus localement, notant que sa petite entreprise a apporté une touche nouvelle et innovante à ce produit présent dans tous les foyers, en utilisant « les chutes de cuir » après leur recyclage et adaptation.

L’objectif étant de faire en sorte que ce genre de tapis à l’origine traditionnel puisse être revisité de manière, à ce qu’il soit en mesure d’accompagner les exigences actuelles et d’épouser la modernité, a-t-elle dit.

« Nous produisons d’autres articles du pur artisanat marocain, tels que les housses des cousins, des pouffes, ainsi que des sacs, qui sont hautement appréciés et prisés par nos clients », s’est félicitée Mme El Kacimi, se disant très reconnaissante à l’INDH qui lui a apporté le financement nécessaire pour pouvoir enfin, traduire son idée en projet concret, ainsi que la FRSDISI pour son accompagnement aussi bien avant qu’après la création de ce projet.

Par la même occasion, elle a fait part de ses remerciements à Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour l’intérêt particulier que le Souverain ne cesse d’accorder en permanence aux jeunes, émettant le voeu de voir son projet s’élargir pour pouvoir cibler une clientèle plus grande.

Un autre exemple de l’entrepreneuriat féminin réussi au niveau de la province est incarné par le projet de la « Société Mery Ceinture Moderne », spécialisé dans tous les types de coutures traditionnelle et moderne notamment, la fabrication de ceintures traditionnelles dites « M’dama », et dont la propriétaire est Meriem Mouhati.

Ce projet intégré s’insère dans le cadre des efforts visant à améliorer le revenu et à assurer une meilleure inclusion économique des jeunes, a expliqué dans une déclaration similaire à M24, Mme Mouhati, faisant part de ses remerciements et de sa gratitude à Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour le lancement par le Souverain de l’INDH, une initiative novatrice et inédite.

Elle a également loué le rôle joué par la FRSDISI pour son appui moral et technique via, l’accompagnement et l’encadrement assurés tout au long des différentes étapes de la concrétisation de ce projet, ainsi que par les autorités provinciales et l’ensemble des partenaires.

Ce projet vise à promouvoir l’artisanat et à améliorer les conditions de la femme, a-t-elle expliqué, notant que cette entité arrive à créer des emplois directs et indirects.

Et de poursuivre que l’INDH a nettement améliorer les conditions socioéconomiques des femmes en faisant sortir un nombre important de la pauvreté et de la précarité.

« Nous avons, désormais, un revenu stable ce qui constitue une source de fierté et de joie pour moi et pour les femmes bénéficiaires de l’appui de l’Initiative. Nous avons depuis, ce sentiment d’être utiles au sein de la société (…) et de réussir à subvenir aux besoin de nos familles et à garantir leur épanouissement à tous les niveaux », s’est-elle félicitée.

Grâce à l’approche inclusive de l’INDH ayant permis aux jeunes de concrétiser leurs rêves via, le montage de nombre de projets prometteurs, l’entrepreneuriat au niveau de la province de Chichaoua peut, désormais, se conjuguer aussi au féminin.